Vendredi 13 juin 2008
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Fin du petit état
des lieux des dix dossiers importants de cette première année Sarkozyenne...vraiment la fin, ou uniquement le début...?
Toujours moins d'état..."Révision
générale des politiques publiques", un titre bien ronflant qui cache une réalité bien concrète : des entailles dans le statut de la fonction publique au nom de la mobilité, et le
remplacement d'un départ à la retraite sur 2. En 2008, 23 000 emplois supprimés. Près de la moitié concerneront l'enseignement, à moins que les grèves et le mouvement des élèves et des
enseignants fassent reculer le gouvernement ?
Si la quantité ne fait pas toujours la qualité, comme dit Darcos, il est toujours vérifié que la pénurie crée l'échec...encore plus chez ceux qui n'ont pas les moyens de se payer des cours
supplémentaires...L'Université suit le même chemin, en accéléré. L'autonomie, créée par la loi LRU du 10 août 2007, sert à justifier le recrutement de gestionnaires et d'enseignants/chercheurs
selon le bon vouloir du président, la création de fondations permettant d'introduire les capitaux privés...
Ainsi, depuis le 15 janvier 2008, l'Université Paris-I (Panthéon-Sorbonne) a créé avec Conforama un cursus spécial DM Academy (pour les futurs directeurs de magasins) ! La concurrence
entre facultés est ouverte, lalheur à celles qui ne peuvent récolter des fonds privés ! Dans cette course, la réforme de la recherche prônée par d'Aubert pèsera lourd, au risque de vider le CNRS
de sa substance et de dévitaliser la recherche...
Pour autant, les secteurs apparemment épargnés (sécurité ou justice) ne sont pas à l'abri : cest le prérimètre de toutes les fonctions collectives qui va se restreindre. Les autres dépenses
publiques (aides dites à l'emploi - en réalité aux entreprises - mais aussi financement des opérations extérieures, comme en Afghanistan...) continuent à filer...
Et ce
n'est pas fini...Le gouvernement a réussi à s'attaquer aux régimes spéciaux des cheminots, des salariés de la RATP,
des électriciens et gaziers (au moins dans le principe) et à imposer un service minimum dans les transports publics. Sa victoire est plus idéologique que pratique (voir les propos de Fillon) mais il espère en
profiter...Dans le public comme dans le privé, le pouvoir veut porter la durée de cotisation à 41 ans, alors que déjà 4 salriés sur 10 partent avec une pension amputée...D'autres projets sont
sur le feu : la transformation de l'hôpital, qui sera géré comme une entreprise, des privatisations (fusion EDF-Suez, Areva...), la "réorganisation du service public de télévision",
l'abrogation des 35h...
Qu'attend-on...?
librement inspiré d'un article du Monde
Diplomatique de Juin 2008
Par Vendetta
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Publié dans : Retour sur...
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