Mercredi 11 juin 2008
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Suite du petit
état des lieux des dix dossiers importants de cette première année Sarkozyenne...
Droits sociaux contre salaire : le
conseil de Sarko est clair : pour être augmenté, il faut travailler plus, combien de fois l'a-t'on entendu, jusqu'à la nausée ? C'est la "monétisation de la réduction du temps de travail
(RTT) et des congés payés". On peut donc maintenant racheter les jours de RTT et être payés avec une prime de 10% à 25% selon les cas, jusqu'en décembre 2009. On peut faire de même avec une
partie des congés payés.
Le raisonnement est identique avec le travail du dimanche, que les directions des grandes surfaces veulent accentuer. En 2004,
environ 27% des salariés travaillaient le dimanche, et pas seulement dans le commerce (c'était 19% dix ans plus tôt). Ces journées travaillées hors normes représentent bien souvent un bon
supplément pour les bas salaires, difficile de s'en passer !
Dans le même esprit, depuis octobre 2007, il y a a la défiscalisation des heures sup' et le non-paiement des cotisations
sociales. Mécaniquement, ceux qui faisaient déjà des heures sup' (en gros 1/3 des salariés à temps complet) vont bénéficier d'un petit surplus, payé, donc, par les contribuables, et donc par
eux-mêmes (par les cotisations sociales en moins et la défiscalisation).
Le gain est marginal : d'une part, l'annualisation du temps de travail (on peut effectuer 48h certaines semaines, sans
rétribution supplémentaire et 12h d'autres semaines) n'est toujours pas remise en cause. D'autre part, pour qu'il y ait des heures sup', il faut des activités supplémentaires ! Cette mesure
coûtera 6 milliards par an, sans espoir de vie meilleure, ni relance de la croissane (enfin, si c'est un but à atteindre...?)
Les supermarchés comme solution
? A en croire Attali et ses 316 propositions, la "libération" du pouvoir
d'achat passe par une nouvelle vague de supermarchés. Ok, la réglementation (relative) de l'implantation des grandes surfaces ne s'est pas traduite par une baisse des prix des produits
alimentaires, mais de même, la déréglementation n'entraînera pas une réduction de l'inflation : les géants de la distribution continueront à tirer les ficelles, tandis que les petits
commerçants des centres-villes seront un peu plus en difficulté....
En revanche, les consommateurs (nous!) devont prendre leur voiture pour aller faire les courses (cher et polluant) ; les
salariés se verront imposer le travail à temps partiel dont les supermarchés sont déjà les champions...Les implantations sauvages de ces commerces se traduiront sûrement davantage par une
course au travail du dimanche, et aux horaires quotidiens tardifs que par la baisse des prix pour le consommateur...On parie ?
Les pauvres paient ! Grâce à M. Hirsch, haut-commissaire
aux "solidarités actives" un revenu de solidarité active (RSA) est créé pour les allocataires du RMI reprenant un emploi. Les salaires sont si bas que ces travailleurs pauvres perdent
parfois de l'argent en reprenant un travail !! Voilà qui les empêcherait des retrouver un emploi, toujours selon l'idée que l'on resterait chômeur par convenance...A défaut d'inciter les
entreprises à augmenter les salaires, et à limiter les temps partiels non choisis, le pouvoir invient le RSA, pour compenser le manque à gagner...
La "bonne" idée là-dedans est de le faire payer par les bénéficiaires de la primer pour l'emploi, c'est-à-dire
ceux qui disposent d'un revenu fiscal de 16251 euros, ou 1354 euros/mois au max. pour un célibataire. Les conditions d'attribution de cette prime deviendront donc plus restrictives, les
titulaires moins nombreux...
L'argent gagné ainsi financera le RSA. On aurait pu proposer de taxer les bénéfices exceptionnels liés aux
placements financiers ou encore d'instaurer des cotisations sur les revenus issus de l'intéressement et des stock-options, mais ça, ce serait la révolution, mieux vaut faire les déjà-pauvres
pour aider les encore plus pauvres...?
Par Vendetta
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Publié dans : Retour sur...
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