Dimanche 18 mai 2008
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Hum d'un côté c'est du pain béni pour les blogueurs un peu tant soit peu attachés aux
libertés individuelles de base, et ça en serait aussi si l'opposition faisait son travail, et aussi, sans doute, si l'information trouvait son chemin au milieu des reportages sensationnalistes
sur les évènements en Chine, Birmanie...Un aubaine donc, mais en même temps, ça commence à devenir inquiétant, non?
Je m'explique : ici-même, mercredi dernier, je racontais comment de dangeureux militants gauchistes s'étaient vus confisqués leur matériel militant et certaines même embarqués par la
police, lors d'une visite de Sarko en Isère. Sous quel prétexte ? Mystère, c'est bien là le problème, rien n'interdisant un rassemblement de contestataires lors d'une visite d'un président,
puisque nous vivons encore (mais pour combien de temps) dans un état de droit...
Et revoilà la tentation autoritaire de Sarko qui le taquine à nouveau...Vendredi 16 mai, Sarko fait un petit tour à Melun, et trouve sur son chemin des CGTistes de l'ANPE, venus parler de la
fusion avec l'Unedic. La suite racontée par Le Monde :
"Une vingtaine de salariés (...) sont fouillés. L'une des fonctionnaires de police, en civil, sort d'un sac
en plastique qui leur appartient quelques produits estampillés du syndicat et s'en empare. "Vous nous avez arraché des mains du matériel syndical", proteste Margot Unbriener, responsable
régionale de la CGT-ANPE. "C'est une atteinte à la liberté d'expression", poursuit-elle, polie mais la voix émue par le procédé. "On nous traite comme une organisation clandestine,
comme des malfrats", proteste un autre militant CGT."
"Aucune banderole n'est visible dans ce magot. Profitant du repli des syndicalistes derrière les barrières, elle confie à l'un de ses collègues masculins les objets qu'elle a confisqués : "Va
mettre ça à l'intérieur." Une militante explique : "On nous a dit qu'il y avait une alerte de niveau 4... mais nous ne sommes pas des terroristes !" "Je n'ai jamais dit cela,
nous avons saisi des banderoles et des objets qui pouvaient servir de projectiles", affirme la fonctionnaire de police à des journalistes qui l'interrogent sur "la base légale" de
sa saisie." Que dire de plus, à part qu'il faudrait p'tet un peu se bouger l'train...?
Un peu plus tard (quel farceur ce Sarko), le président est sûr d'avoir conquis
Margot. Il lui touche le bras, comme on ferait à une amie. Elle en rit : "Mon amoureux est jaloux, il ne veut pas que vous me touchiez." L'amoureux, derrière elle, se défend : "C'est
parce que je sais que vous avez bon goût !" Le président répond du tac au tac : "Je vous présenterai Carla !" Sous le soleil, Margot commence à avoir chaud. "Si vous enleviez
votre truc, vous auriez moins chaud !", lui fait alors remarquer le président, agrippant le brassard de plastique marqué du logo CGT porté par Margot, le seul qui ait échappé à la prise
policière...Les preuves en image :
Voici l'épisode tel que raconté par le Parisien : "Drôle de bain de foule pour Nicolas Sarkozy. En visite à l'ANPE et
l'agence d'Assedic de Melun (Seine-et-Marne) pour évoquer la fusion entre ces deux organismes, le président de la République n'a pas résisté à l'envie de saluer les badauds et manifestants qui
l'attendaient.
Il est tombé sur une représentante de la CGT-ANPE particulièrement tenace.
Le débat a été vif mais cordial. Nicolas Sarkozy a été gentiment renvoyé dans ses cordes lorsqu'il a attrapé la
chasuble syndicale de son interlocutrice. «Mon amoureux n'est pas partageur», a réagi Margot Undriener en souriant. Complimenté par l'amoureux en question sur son bon goût, le chef de l'Etat n'a
pas résisté. «Je vous présenterai Carla», lui a-t-il lancé avant de s'éloigner. "
Et c'est tout ? S'il fallait se fier au Parisien pour donner un info (im-)pertinente, notre Président n'aurait pas beaucoup de soucis à se faire. Voilà qu'il faut se reposer sur Le Monde (un
comble!) pour avoir de bonnes infos, et ne pas se laisser endormir ? L'épisode des brassards et banderoles confisqués passe tout simplement aux oubliettes...
Par Vendetta
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Publié dans : Passées inaperçues?
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