Mardi 13 mai 2008 2 13 /05 /Mai /2008 18:02
La gauche "progressiste" a maintenant son Think Tank...ça s'appelle TerraNova, nouvelle terre donc, et apparemment ils ont de la thunes à dépenser, pour avoir fait un joli site web, avec plein d'experts, de consultants, et figurez-vous que certainement une grosse poignée de communicants a été embauchée pour pondre un superbe logo :

A-t'on déjà tout dit sur ce club, sur le modèle de l'Institut Montaigne (pour la droite conservatrice) ? Il veut "Favoriser la rénovation intellectuelle de la social-démocratie"...Bon, donc on voit très bien, si on ne le savait déjà, vers où s'oriente le "nouveau" PS...non pas vers la gauche, mais vers le centre. Le progrès est donc comme une voiture qui tire à droite...au lieu de tenir le cap de la gauche, quel progrès!

Outre Michel Rocard (le gauchiste!) comme président, on trouve des personnalités issues de la revue Esprit (là, respect...), très peu de femmes, encore moins de noirs ou de maghrébins (mais il y en a quelques uns quand même), aucun ouvrier mais en majorité des énarques, présidents de grandes sociétés (Cetelem, Orange...), bref que des gens très représentatif de la sociéte française dans son ensemble et sa diversité! Gageons que tous ces "experts" et "spécialistes" sauront rester en phase avec notre société...Laissons leur le bénéfice du doute...

Le "gauche progressiste' allié à la "social-démocratie" me reste tout de même un peu au travers de la gorge...

Par contre le truc qui m'étouffe carrément, c'est de voir le père de la
Constitution Européenne, ce livre de chevet néo-libéral, Olivier Duhamel, dans la liste des membres du "Conseil d'Orientation"! Voilà bien la nouvelle gauche, celle qui dit Oui à cette constitution érigeant la concurrence libre et non faussée comme dogme, en s'étonnant ensuite que l'on nous impose le démantèlement de nos services publics!

Bref, cette gauche-là, qui en veut..?



Par Vendetta - Publié dans : Résistances Politiques - Communauté : Les antilibéraux
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Lundi 12 mai 2008 1 12 /05 /Mai /2008 00:13
C’est une nouvelle qui pourrait bien rallumer la guerre scolaire. Le gouvernement déshabille l’école publique pour mieux aider l’école privée catholique à "évangéliser" les banlieues.Sitôt révélé par le site Mediapart, le projet d’un fonds spécifique destiné à encourager l’implantation de lycées privés catholiques dans les quartiers populaires a mis les laïques et les enseignants sur le pied de guerre.

Le projet fait tache alors que lycéens et professeurs se mobilisent contre la suppression à venir de plus de 11 000 postes d’enseignant dans le public, notamment dans les ZEP. D’autant qu’en principe l’aide publique attribuée aux écoles privées ne peut augmenter que si celle accordée à l’école publique augmente, selon la règle coutumière des 80/20 (80 % au public et 20 % au privé).

Il est pourtant dans les cartons depuis le plan « Espoir banlieues », qui prévoit d’« encourager la contribution de l’enseignement privé à l’égalité des chances ». Et comme 80 à 90 % de l’enseignement privé est catholique, suivez mon regard… Le gouvernement voudrait voir « cinquante nouvelles classes » de ce type en banlieue. C’est officiel, l’« espoir en banlieue » s’appelle donc « espérance » et sera porté par le religieux. C’est confirmé, Nicolas Sarkozy préfère le curé à l’instituteur. Et puis, il en est persuadé : l’enseignement privé catholique civilisera « les racailles ». Emmanuelle Mignon, son cerveau catholique, l’un des auteurs du discours de Latran et des propos malheureux sur le « non-problème » des sectes, n’y est pas étrangère. Dès 2006, lors d’une convention de l’UMP, elle plaidait pour que les « familles de banlieue puissent bénéficier du savoir-faire des établissements catholiques et d’un vrai choix entre école privée et école publique ».

Le gouvernement semble persuadé que la guerre scolaire est bien enterrée. « Nous sommes décomplexés », aurait dit Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale, au nouveau patron de l’enseignement catholique, Éric de Labarre, venu réclamer qu’on lui « facilite la tâche ».

Le Vatican décomplexé

Les écoles privées catholiques cartonnent et rêvent de grandeur. L’an dernier, elles ont dû refuser 35 000 dossiers. La faute à l’« accommodement raisonnable » de Debré, qui a mis le ver dans le fruit en autorisant le financement des écoles privées sur fonds publics. En 1960, 11 millions de Français signaient une pétition contre. Ils avaient vu juste. Les écoles privées ont largement tiré profit de ce système leur permettant d’avoir le beurre et l’argent du beurre : des frais de scolarité élevés, un droit à la sélection et, en prime, le soutien de l’État. Ces aides permettraient un droit de regard, mais on pourrait très bien imposer ce droit de regard sans verser des fonds qui manquent cruellement au public. Surtout depuis l’objectif de 80 % d’une classe d’âge au bac. Contrairement au privé, le public ne peut pas se permettre d’être trop sélectif. Si en prime on le prive de moyens, si on en diminue le nombre d’enseignants au lieu de diminuer le nombre d’élèves par classe, on empêche mathématiquement le maintien d’un certain niveau.

On condamne donc l’école publique à perdre toute attractivité au regard du privé. D’autant que les écoles privées catholiques sous contrat se gardent bien d’afficher trop ostensiblement leurs convictions religieuses. Du moins, jusqu’ici. Avec Benoît XVI, le Vatican aussi se décomplexe. Certains archevêques, comme celui d’Avignon, appellent depuis un moment les établissements privés catholiques à renoncer à la tolérance postmoderne pour retrouver le chemin d’une vraie éducation catholique. Les banlieusards vont déguster… Mais pas seulement eux. À terme, les écoles confessionnelles sélectives — principalement catholiques, mais aussi musulmanes — auront supplanté le public. Le lien social, la citoyenneté et, bien sûr, la laïcité en sortiront en lambeaux. Le gouvernement se trompe : la bataille pour l’enseignement public, qui est aussi celle pour le respect de la loi de 1905, peut reprendre à tout moment.

Article paru dans Charlie Hebdo du 16 avril 2008, voir aussi le Site Mediapart, pour l'info originale...



Par Vendetta - Publié dans : Passées inaperçues? - Communauté : Résistance 2007
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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /Mai /2008 23:17
Intéressant ce petit article de The Economist, repris par Courrier International...Un an après cette élection que certains "célèbrent" ce soir, le journal britannique fait un bilan de "notre" (j'ai toujours du mal) président.

D'aprés The Economist, les réformes sont moins radicales que prévues, et prend pour exemple le marché de l'emploi où la seule nouveauté est la possibilité pour l'employeur et le salarié de se séparer "à l'amiable", sans possibilité de recours devant les tribunaux par la suite. On fait confiance à certains patrons pour faire en sorte de n'exercer aucune pression sur les employés dont ils veulent se débarrasser euh "séparer", pardon, leur interdisant ensuite de contester cette décision, prise, signature de l'employé à l'appui, par "consentement mutuel"...

"Aujourd'hui, 30 % des licenciements finissent devant les prud'hommes et 70 % des jugements sont défavorables aux entrepreneurs." nous apprend The Economist...Il était donc urgent d'instaurer cette séparation à l'amiable, puisque un tiers des licenciements sont contestés par ceux qui en sont victimes, et que les patrons sont déboutés dans la majorité de ces affaires ! Et pour ces 30% qui aboutissent aux prud'hommes, combien de salariés qui courbent l'échine sans rien dire, de peur d'être entraînés dans des démarches administratives sans fins et coûteuses, par manque d'information et/ou de soutien d'un syndicat ??? Et pour beaucoup aussi, la crainte diffuse que se révolter et contester les suivra par la suite à la trace, comme un marque rouge indélébile que tous les potentiels futurs employeurs pourraient voir : "celui-là, évite-le, que des ennuis à la clef!"
Ensuite, The Economist parle de cette exception française, qu'un journal économique, britannique de surcroît, ne peut comprendre décidément : "Alors que la France compte quelques-unes des entreprises les plus mondialisées de la planète, les Français continuent de craindre la mondialisation. Un récent sondage montre que seuls 41 % d'entre eux jugent positivement l'économie de marché, contre 59 % des Britanniques. En clair, les Français ont besoin qu'on leur explique que la France n'est pas seulement victime du capitalisme globalisé, mais qu'elle en est bien un des principaux bénéficiaires." Bien. La France comme les autres peut être un bourreau (pardon, bénéficiaire!), et non pas seulement une victime ! et à partir du moment où l'on fait partie (enfin quelques uns dans ce pays) du camp des bourreaux/bénéficiaires du système, et non pas de celui des victimes, alors  le système dans son ensemble est acceptable, n'est-il pas ?

C'est du cynisme à l'état pur, ou je rêve ?




Ahhh, le bonheur de regarder Soir 3...Parisot enthousiaste après la réfome sur le marché du travail, on parle d'"offre d'emploi raisonnable", un chômeur peut être radié au bout de 2 offres "raisonnables"..."certains demandeurs d'emploi, certes minoritaires..." n'acceptent pas de prendre n'importe quel boulot...De l'aveu même du porte-parole du gouvernment (tête de premier de la classe, à mettre des baffes), régler le compte de quelques resquilleurs/feignasses autorise à pourrir la vie à tout un peuple de précaires...Au bout de 6 mois de chômage, il faut accepter ainsi 80% du salaire précédent, et ne pas rechigner à faire 2h de transport par jour...au bout d'un an de chômage, un salaire acceptable corespond au montant des allocation chômages (toujours avec 2h de tranports quotidiens). Bravo, M. S., les français sans aucun doute vont de plus en plus aimer l'économie de marché que vous leur réserver...



Par Vendetta - Publié dans : Résistances Politiques - Communauté : Les antilibéraux
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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /Mai /2008 00:11
Les travailleurs sans-papiers doivent-ils se réjouir de la régularisation des 3 du Café de la Jatte à Neuilly ? Oui, sans doute...mais rappellons que pour le moment uniquement 3 des 10 qui étaient en grèves ont obtenus satisfaction. Et hum, c'est bizarre, mais c'est dans cette banlieue populaire que les choses bougent en premier. Mais cela n'a rien à voir avec le fait qu'elle était tenue par S. il y a quelques mois encore, et maintenant par des amis et le rejeton de S.

Subsistent encore une centaine de dossiers similaires rien que dans les Hauts-de-Seine, 900 dans toute l'Île-de-France. Un principe d'égalité voudrait que celles-ci arrivent vite, espérons-le...mais pour le moment, rien ne bouge! On apprend aussi que "Vingt salariés du traiteur US Passion à Colombes (Hauts-de-Seine) ont aussi reçu le 25 avril une autorisation provisoire de séjour avec un permis de travail jusqu'au 8 mai." Encore un traiteur de luxe mieux traité que les autres!

Décidément, les salariés des Hauts-de-Seine sont plus égaux que les autres ! Si au moins cela pouvait créér un précédent mais comme l'a dit Hortefeux ce matin sur France Inter, ce sera au "cas par cas"...alors il sera toujours facile de justifier ces régularisations (d'ailleurs temporaires ou permanentes?) pour tous les travailleurs immigrés sans-papiers exploités dans les restaurants bourges de Neuilly et d'ailleurs, ou bien encore sous-payés dans quelque entreprise de nettoyage utile à la bonne marche de nos chères grandes entreprises multinationales...mais les autres? Qu'en sera-t'il de tous les autres?

Par Vendetta - Publié dans : Passées inaperçues? - Communauté : Alsaciens de gauche!
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Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /Mai /2008 23:26
Fin November 2007, S. se rend en Chine. Avec son fiston Pierre. Qui s'en souvient ? Au moment où d'ailleurs on ne parle déjà plus des "événements" du Tibet, que ce petit pays est déjà retombé dans les oubliettes de l'Histoire, il est bon de rappeller ce qu'il s'est dit alors...Voir pour cela cet article.

Et cette petite vidéo montrée sur France 2 dans laquelle on entend notre président déclarer au dirigeant chinois, en parlant de son fiston Pierre : "On va vous l'envoyer, il lui faut de l'autorité".


Pendant le même voyage, S. déclarait : "Il n'y a qu'une seule Chine et Taïwan en fait partie", idem pour le Tibet...Le silence de ces dernières semaines à propos du Tibet et de l'attitude de la Chine (qu'on a appelé à plus de retenue !!) étonne-t'il encore quelqu'un...?



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Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /Mai /2008 16:33
...même plus besoin de faire semblant de redonner du "pouvoir d'achat" ou je ne sais quoi aux français...inutile de faire comme si le but de M. S. et de sa clique était le bonheur du petit peuple...M. S. et FIllon n'avancent plus masqués !

Extrait de l'interview de Fillon à France Info ce lundi 5 mai (voir aussi l'article du
Monde) :

"Il y a quelques années, la solution à nos problèmes économiques c'était le partage du travail ; aujourd'hui on débat sur les heures supplémentaires..il y a quelques années, on considérait que les universités c'était un sujet bloqué à tout jamais. Il ya une réforme qui a été votée, et aujourd''hui il y a un débat pour savoir à quel rythme les universités doivent aller vers l'autonomie. le service minimum dans les services publics, la question des régimes spéciaux de retraite, tous ces sujets-là étaient des sujets sur lesquels le débat était organisé autour de la thématique (...) de la gauche. On a emmené les français sur le terrain idéologique que nous souhaitions et je pense que c'est une grande satisfaction."

En effet, il y a de quoi être content...alors que beaucoup d'électeurs (niais...?), parmi les plus modets, ont voté pour M. S., et ont donné à ce M. Fillon une majorité, sans vraiment connaître leur programme et en s'attendant à une nette amélioration de leurs conditions de vie, voilà que nous apprenons Ô surprise, que ces réformes, toutes ces réformes (sans parler du déremboursement de certains soins, du forfait médical, etc...), n'ont pas été dictée par une quelconque nécessité dûe à des circonstances d'urgence, mais bien par de la pure idéologie...
Il est temps que la gauche, pour répondre à de telles attaques en règle de tous nos acquis sociaux, se réveillent un petit peu, et je ne parle pas ici d'une certaine gauche, celle qui abandonne les termes de révolution et de lutte des classes  dans sa déclaration de principes...car à quoi d'autres a-t'on affaire ici, sinon une lutte d'un camp, d'une classe et de ses intérêts (la droite, les patrons etc) contre un autre camp (les ouvriers, salariés, fonctionnaires...) ? Et quelle autre solution sinon cette révolution qu'il faudrait un jour terminer...?

Par Vendetta - Publié dans : Passées inaperçues? - Communauté : Les antilibéraux
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Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /Mai /2008 18:17

...la suite du Blog dont on peut trouver les articles  ici !



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